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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

dimanche 18 août 2013

R comme Rumeur Von Kluck



- « L'année dernière, un Allemand de marque honora Soissons de sa présence. Descendu au Lion Rouge, il charma tout le monde par son amabilité et ses largesses. Curieux des beautés de la nature, il parcourut en auto et visita entre autres choses les champignonnières de Pasly. Cet Allemand s'appelait Von Kluck. Il a dû garder un bon souvenir de Soissons, car depuis quatre mois il s'efforce vainement d'y rentrer. » (Marmita, journal de tranchée du 267e RI, 10 janvier 1915)


- Dès les premiers mois de la guerre apparaît une rumeur (parmi le flot de fausses informations et de « canards » qui circulent) cherchant à expliquer la bonne organisation défensive des Allemands dans l’Aisne. Cette rumeur ne fait que s’amplifier lorsqu’on découvre progressivement l’utilisation pertinente que ces derniers font des creutes de la région. De là à répandre l’idée que tout cela avait été préparé avant 1914, il n’y a qu’un pas …
- Pas franchi notamment par le comte Caix de Saint-Aymour dans La Marche sur Paris de l'Aile droite allemande. Ses derniers combats (26 août-4 septembre 1914) en 1916 (source : JF Jagielski). Un autre on-dit répand l’idée que l’ancien maire de Soissons, Victor Becker, aurait été fusillé pour avoir aidé les Allemands à installer leur artillerie dans les creutes avant la guerre).



- La rumeur ne s’efface pas totalement, malgré les démentis postérieurs à la guerre (cf. les mémoires de Georges Muzart, maire de Soissons après 1917) ou les travaux d’historiens démontrant qu’elle est infondée. On lit par exemple dans un article destiné au grand public en 1993 : « Ainsi fortifiés, les Allemands tiennent le terrain jusqu'à la dernière année de la guerre. En fait, dès leur arrivée sur le site, ils sont en pays de connaissance... Bien avant le début du conflit, un certain M. Kluck, "entrepreneur" au fort accent germanique, avait parcouru la région et fait l'acquisition de souterrains dans le Soissonnais en vue d'une exploitation industrielle. La guerre venue, le général allemand Alexander von Kluck - c'était lui, l'entrepreneur - met son armée en position sur le terrain qu'il connaît bien et rend rapidement le plateau imprenable. » (Anne Pons, L’Express, 14 octobre 1993)

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