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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

mardi 1 janvier 2013

M comme Mont-Sapin







- Ferme et lieu-dit situés quelques hectomètres à l’ouest de Soupir

- « La route départementale se prolonge en ligne droite, au milieu de la vallée, vers Bourg-et-Comin. Il faut la quitter ici, à sa bifurcation avec le chemin vicinal n°38, de Soupir à Vendresse. Une belle croix de pierre, connue sous les noms de « Croix de la Vignette » et de « la madeleine », se dresse à l’angle des deux routes. A gauche, sur une éminence, s’étend plus que ne s’élève une maison de campagne assez spacieuse, dont les jardins étagés dominent les alentours. C’est le « Mont-Sapin », appelé autrefois « Vignon de Lin ». Il est adossé contre le flanc de la colline des « Hyppes », dont l’éperon, couronné d’un bois d’épicéas, s’avance vers la rivière toute proche, entre la dépression de Chavonne et la gorge de Soupir. »
(Chanoine Lebergue, Monographie de Soupir, Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, 1931)


- Après les combats de l’automne 1914, la zone du Mont-Sapin est coupée en deux : le bas de la pente, incluant la ferme, reste aux mains des Français, tandis que les Allemands contrôlent l’essentiel du versant et les hauteurs, se trouvant ainsi en position fortement favorable.
- A noter que les Britanniques ont bâti en septembre 1914 un pont (surnommé ensuite « pont des Anglais ») face à la ferme.




(carte issue du JMO du 355e RI en janvier 1917 - Source: SHD de Vincennes)

- Le 16 avril 1917, c’est le 25e BCP (127e DI) qui est chargé de la prise du Mont Sapin, « véritable clef de la toute première position allemande » comme le dit le JMO de la division.
- A 6 heures l’attaque se déclenche : 172e RI à droite, 355e à gauche. « Le barrage d’artillerie neutralise les mitrailleuses ennemies. Le 25e BCP saute sur la tranchée de Tirpitz. 30 prisonniers, mais la pente est presque à pic. Terrain bouleversé. Le barrage d’artillerie s’éloigne à 100m, en 3 minutes bientôt les mitrailleuses allemande reparaissent et ouvrent un feu violent sur les Chasseurs. Ceux-ci continuent la progression dans le bois avec un barrage de V.B puis de grenades quand il n’y a plus de V.B. Les 2e vagues, par petites fractions, interviennent, manœuvrant avec hardiesse ; elles enveloppent un ouvrage fermé qui couronne les carrières. Les grenadiers allemands sont réduits, les mitrailleuses tournées et enlevées dans un vigoureux corps à corps, les servants des minenwerfers cloués sur leurs pièces. »
- 300 prisonniers allemands (dont 8 officiers) des 186e et 418e régiments allemands sont capturés lors de l’assaut du Mont-Sapin. Dans la soirée, une contre-attaque violente est menée, que le 25e BCP, en pointe par rapport aux autres unités de la division, réussit à stopper difficilement (en partie grâce aux munitions allemandes récupérées).
- Les Allemands recommencent le lendemain, dès 4h30, avec des troupes fraîches. La 3e compagnie de chasseurs, « qui a perdu tous ses officiers et la moitié de ses sous-officiers et qui es t commandée par un sergent, résiste avec une énergie admirable ; les Allemands sont repoussés et laissent de nombreux cadavres sur le terrain. »
- Toute la journée, des combats acharnés se déroulent, très sanglants notamment en ce qui concerne l’encadrement des compagnies. Ce n’est que lorsque les unités voisines peuvent aborder le plateau que la résistance allemande diminuent et que le Mont-Sapin est définitivement tenu.
- Le 25e BCP perd 273 hommes lors de ces combats : 49 morts, 204 blessés et 20 disparus.




 
- Le Mont-Sapin abrite aujourd’hui un  cimetière italien regroupant les corps des combattants morts notamment lors des derniers combats autour de Soupir début octobre 1918.



Sources :
JMO 127e DI (SHD de Vincennes)

Historique du 25e BCP

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