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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


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Cordialement
Gil Alcaix

samedi 31 mars 2012

P comme Premier anniversaire de la guerre

- Début août 1915, le 148e régiment d’infanterie occupe un secteur autour de la ferme du Luxembourg, secteur très agité pendant de longs mois et devenu alors un peu plus calme.

- Le 2, « anniversaire de la déclaration de la guerre, une patrouille composée de un caporal et 4 hommes avaient pour mission d'observer pendant 1 heure au bout d'un champ de betteraves se trouvant à une cinquantaine de mètres de 2 charrettes situées à environ 150 m des tranchées allemandes et 600 m des nôtres.
La patrouille rentra à 23h45 n'ayant rien vu d'anormal.
Le lendemain matin, un drapeau allemand paraît avoir été mis en place entre zéro heure et 2h30 flottaient au-dessus de l'une des charrettes.
Le caporal et les hommes de patrouille de la veille ainsi qu'un certain nombre d'autres soldats de la tranchée I occupée par une demi-section demandèrent à leur chef, le sous-lieutenant Pernet, l'honneur d'aller enlever le drapeau.
Vers 20 heures, les soldats Declercq Alfred et Le Borgne Louis Joseph, qui étaient parmi les volontaires, quittèrent leurs tranchées, puis, utilisant le champ de betteraves, se portèrent dans la direction de l'objectif pour en surveiller les abords. Après 1 heure d'attente, ils entendirent du bruit et tousser vers la 2e charrette. Ils écoutèrent encore pendant 10 minutes puis rentrèrent pour rendre compte.
À 23 heures une patrouille composée du sergent Perret, de 1 caporal et 10 hommes, dont Le Borgne et Declercq, marcha dans la direction des charrettes, ces 2 derniers servant d'éclaireurs avec mission de faire un prisonnier et de rapporter le drapeau.
Arrivée au bout du champ de betteraves, la patrouille stoppa, se déploya pour envelopper la 2e charrette : il n'y avait plus personne.
Sous la protection de la patrouille, Declercq et Le Borgne se portèrent alors à la charrette où flottait le drapeau. Sans toucher au véhicule, Declercq monta sur le dos de Le Borgne, défit les cordes qui maintenaient la hampe et constata qu'un fil de fer y était fixé et se dirigeait vers la terre. Il détendit ce fil en faisant glisser le fanion et prescrivit à son camarade de suivre avec précaution cette attache anormale pour s'assurer s'il n'avait rien au bout.
Ce dernier découvrit alors une grenade « 7 sekunden » qu'il déterra.
Ils placèrent ensuite à la place du drapeau allemand un morceau de toile grise qui avait servi à envelopper un colis postal et sur lequel il y avait l'inscription suivante : “ Vive la France et ses alliés combattant pour le droit, la civilisation et la liberté. La guerre dût-elle durer 10 ans, nous combattrons jusqu'à l'écrasement de tous les Teutons.”
Le fanion placé avec l'aide d'autres camarades de la patrouille, ils fixèrent au sol par des cavaliers 3 grenades : 2 sous l'arrière de la voiture, 1 sous l'avant, et relièrent à l'aide d'un fil de fer mince le crochet d'amorçage des projectiles à l'arrière de la charrette, le fil de fer de celle de l'avant revenant se fixer à la hampe du fanion, rendant ainsi très dangereux le maniement de la voiture.
À la rentrée de la patrouille, le sergent Perret lut, inscrit en allemand sur la partie blanche, l'inscription suivante : “ Il y a un an que la guerre est déclarée et, à l'est comme à l'Ouest, nous avons vaincu. Par la sève de la terre d'Allemagne, nous avons la force et nous allons continuer à vaincre. Tous nos ennemis vont succomber. Vive l'Allemagne ! ” »

(rapport du capitaine Coutaz-Repland, 9e Cie, 3e btn)

- Le 5 août, le sergent Perret et les soldats Declercq et Le Borgne sont récompensés (cités à l’ordre du régiment).


- Le 9, le soldat Maurice Collin obtient la même faveur pour être allé chercher « sous un feu violent » un autre écriteau allemand, 900 mètres au sud du lieu cité précédemment. Sur une perche est clouée une planche avec les mots suivants : « Rendez-vous, vous êtes trompés. Varsovie tombée. Hurrah. »


Source : JMO 148e RI (SHD)

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2 commentaires:

comment maigrir a dit…

Un anniversaire ça se fête :) une commémoration plutôt non ?

Gil Alcaix a dit…

Je ne fais que citer ma source ...