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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

vendredi 22 février 2013

P comme Piketty (Jean-Louis)




- Soldat français
- Vincennes 1898 – Nord de Beaurieux  1917

- Jean-Louis Piketty a 19 ans en 1917 ; il est aspirant au 28e RAC (5e batterie du 2e groupe).
- Le 15 août, il soutient une action de la 3e DIC sur le Monument d’Hurtebise, pratiquant un encagement des troupes allemandes et contrebattant les mitrailleuses ennemies. « L’opération ne réussit pas. Au cours de représailles violentes, la 5e batterie est violemment bombardée, une pièce démolie et 2 dépôts de munitions sautés. » Trois hommes sont immédiatement tués : l’aspirant Piketty, le brigadier Viguié et le sergent Daniel, 21e canonnier-servant ; un quatrième meurt en arrivant à l’hôpital (le sergent Porhiel) ; deux autres sont blessés.

- Les artilleurs décédés reçoivent la médaille militaire à l’ordre de la 3e DIC. Le texte pour Jean-Louis Piketty est le suivant : « Jeune aspirant d’une haute valeur morale, d’un dévouement et d’un courage à toute épreuve. Tombé glorieusement le 15 août 1917 à son poste de chef de section au milieu de ses hommes en dirigeant le tir de la section sous un bombardement très violent et très bien ajusté de l’ennemi. »

- Marcel Daniel et Jean-Louis Porhiel reposent aujourd’hui à la NN de Pontavert (lieu de sépulture inconnu pour Edmond Viguié).
- Jean-Louis Piketty, quant a lieu, est enterré seul près de l’endroit où il est mort, dans le bois de Neuville le long de la route entre Beaurieux et Craonnelle. 





(source SHD) 

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dimanche 17 février 2013

N comme Noyade



- Depuis mi-septembre 1914, le 2e Régiment du Génie travaille aux aménagements de l’Aisne, construisant passerelles et fortifications. A partir du 23, il est occupé à bâtir un pont de pilots à l’ouest du village de Maizy afin de favoriser le ravitaillement des troupes de la rive nord (en direction de Beaurieux).

(NB: le nord est en bas de l'image)   -   Source: JMO de l'unité (SHD)


- « Le sapeur mineur Rastouillat est décédé par suite d’accident au cours de la construction, par la compagnie 18/3, du pont de pilots situé sur l’Aisne en aval de Maizy. Après le repas de midi, portant des bois, ce sapeur, ayant posé son pied sur une planche en porte à faux du tablier du pont et non encore fixé, a perdu l’équilibre et est tombé à l’eau.
Le sergent Létamendia s’est immédiatement jeté à son secours. En même temps le sergent Bidegain et quelques sapeurs dégageaient la nacelle prise dans les roseaux de la rive droite de la rivière et se portaient vers les 2 hommes.
Le sergent Létamendia, après plusieurs plongées, avait réussi à ramener à la surface le sapeur Rastouillat. Il put le soutenir ainsi pendant 30’’ environ mais, épuisé, il fut contraint de l’abandonner peu avant que la nacelle l’ait rejoint.
Le corps n’a été retrouvé que plusieurs jours plus tard par le lieutenant du Génie (Cie 18/4) Beaufort (le 8 octobre) malgré les recherches faites par les sapeurs de la Cie 18/3 immédiatement après l’accident.
Il a été reconnu que le sapeur Rastouillat avait été frappé de congestion. Le corps a été enfermé dans un cercueil et inhumé dans le cimetière de Maizy. Sur la tombe une croix en bois blanc portant les noms, prénoms et l’indication de l’unité a été placée. » (JMO)


- Après la guerre, le corps de Henri Rastouillat est déplacé vers la nécropole de Soupir n°2.






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dimanche 10 février 2013

C comme Chemin de fer Beaurieux - Blanc-Sablon



- Le 23 octobre 1915, la compagnie 3/18 du 2e Régiment du génie reçoit pour mission la « construction d’un chemin de fer à voie étroite du hangar de Beaurieux à Blanc-Sablon. »

 - Les hommes du 49e RI – puis ceux du 34e et du 86e – l’aident dans sa tâche (jusqu’à 340 hommes), qui commence par la réalisation de la plateforme du hangar de Beaurieux. Les quatre sections se succèdent, alternant avec des séjours en première ligne sur le plateau de Vauclerc et à Craonnelle.
- Mi-novembre, on assainit le terrain et on construit des ponceaux. Le 26, la 4e section commencer le ballastage et la pose de voies de 40.

- Le 2 décembre, un accident a lieu : « A 9 heures, le sapeur mineur Alasseur Firmin de la 1ère section travaillait à extraire du sable d’une carrière située à proximité du lieu dit Le Routy. Un bloc de pierre pesant environ 500 kgs se détacha du talus nord de cette carrière et renverse le sapeur-mineur Alasseur, lui immobilisant les 2 jambes et un bras. Secouru immédiatement par ses camarades présents, ce sapeur a pu être dégagé au bout de 20 minutes de travail. Le sapeur-mineur Alasseur qui avait une cuisse fracturée a été transporté au poste de secours du 49e RI. »

- Le 4, le Génie commence un embranchement de la voie ferrée vers Oulches ; pour cela, on construit un passage souterrain sous la route de Beaurieux à Craonnelle (en même temps qu’un abri de commandement à la cote 110,5).
- La nouvelle année voit la réalisation des derniers travaux, notamment à la gare de Blanc-Sablon. Le 12 janvier 1916, le chemin de fer à voie étroite entre Beaurieux et Blanc-Sablon est terminé.

(source du fond de carte: IGN)
 

Source principale : JMO de l’unité (SHD)

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